Comment bien formuler une plainte ?

Lorsque vous souhaitez vous plaindre de quelque chose, il peut parfois être difficile de savoir par où commencer, et comment formuler au mieux votre plainte pour qu’elle puisse être entendue. Dans ce guide, nous ferons le tour de la question et, à son issue, vous pourrez écrire vos plaintes pour écraser au mieux votre adversaire !

Ton

Afin de montrer le mieux possible notre supériorité, une des variables sur laquelle on peut jouer est la longueur du texte. De toute évidence, un simple :

Il m’a tapé

sera bien moins intimidant pour notre fâcheux qu’un interminable texte détaillant sa sauvagerie et les conséquences de ses actes. Il faudra donc, et nous allons y revenir, tenter par tous les moyens d’étirer notre texte. Ensuite, adopter un ton informel et tutoyer notre adversaire ne pourra que produire l’effet inverse, et provoquer une familiarisation qui fera prendre ses aises au malotru, qui alors prendra ses aises et nous agressera comme il sait si bien le faire. On évitera ainsi toute formulation de provenance ambiguë, et nous privilégierons des phrases mieux tournées et des adjectifs plus savants.

Introduction

Si notre goujat n’a pas la capacité de faire face, il ne saura lire plus que notre introduction. Celle-ci doit alors laisser une marque dans son esprit, être percutante, et toujours bien formulée, tout en traînant en longueur. Pour cet article, nous allons prendre une situation où un simplet se permettra de nous asséner un “coup de poing” dans le visage. Nous pouvons commencer en nous affirmant d’un simple “Bonjour”, puis continuer notre introduction simplement. Nous allons donc préciser notre volonté, indiquer la date et le lieu. Nous prendrons soin d’écrire la date en lettres, et optionnellement en chiffres entre parenthèses à la suite. De nombreuses manières de faire peuvent être envisagées, nous prendrons l’exemple suivant :

Bonjour, je dépose ce jour plainte contre le susnommé accusé pour les faits survenus à l’adresse du douze avenue Victor-Hugo, à Paris, le deux avril deux-mille-vingt-six.

Développement

Après un simple “En effet”, nous pouvons continuer notre développement. Celui-ci ne sera pas rédigé intégralement ici, mais nous pouvons le décomposer en plusieurs étapes clés, qui peuvent être ajustées à la situation.

Contexte

Pendant cette étape, il est nécessaire de donner un maximum d’informations sur le contexte avant le drame. Nous allons nous concentrer sur tous les détails dont nous pouvons nous rappeler, avec des choses comme :

Tout autour de nous, les passants dans la rue discutaient calmement ou sirotaient des boissons à base d’eau, en somme l’atmosphère générale de la scène autour de nous semblait parfaitement calme et rien ne pouvait présager des terribles évènements survenus par la suite.

Nous remarquons que l’accent donné sur les détails profite non seulement à l’enquête (qui ne sera probablement jamais ouverte) mais également à notre besoin ci-avant décrit d’allonger la plainte. Il est alors utile d’ajouter autant d’informations que possible, dans la poursuite de ces deux objectifs.

Description de l’acte

Ici, nous allons décrire le plus précisément possible l’acte, en donnant tous les détails nécessaires à sa bonne compréhension. Il peut être utile de spécifier des éléments tels que “son point fermé avec vigueur a atteint la partie supérieure droite de mon crâne” ou encore “avec un angle de quarante-cinq degrés”. La description est jusque-là exempte de toute conséquence aussi bien physique que morale, et doit rester parfaitement factuelle.

Restitution des conséquences

Un acte de cet ampleur peut avoir de nombreuses conséquences, aussi bien physiques, avec des dommages tels que des bleus ou des douleurs qui restent longtemps après, que morales, le choc psychologique de se faire attaquer si subitement pouvant atteindre des niveaux très importants Ici, il est nécessaire de rapporter tout ce qui a pu se passer au moment de l’impact ou du dommage ci-avant constaté. Nous pouvons en effet formuler une partie de cette section de la manière suivante :

Au moment de l’impact, avant que la douleur n’atteigne le siège de ma pensée, c’est d’abord un profond traumatisme qui m’a subjugé. Un traumatisme qui s’est répendu dans ton mon corps, une douleur mentale qui m’a figé sur place, et qui m’a fait repenser à toute ma vie passée, mon cerveau essayant tant bien que mal de comprendre la source de cet acte d’une violence si incomparable. Puis, au moment où ce mal-être commençait à se dissiper, ce fut au tour de la douleur pure et simple de… etc.

On peut alors développer la douleur physique parallèlement à la douleur mentale, ou alors entremêler les deux dans une pelote de chaos et de destruction.

Demandes vis-à-vis du tribunal

Après avoir mis entre les mains des jurés tous les éléments nécessaires à la bonne compréhension de la gravité de la situation, vous pouvez avoir l’audace de proposer vous-même une sanction, une réparation, pour les dommages causés. Dans cette phase uniquement, vous pouvez libérer votre imagination pour aller chercher les sentences les plus terribles, justes possibles.

Vous avez maintenant en main toutes les clés pour exiger réparation pour tous les dommages qui vous ont été causés, vous pouvez dès maintenant exiger réparation :

Une fois l’étape du dépôt de plainte achevé, vous pouvez générer un document PDF à envoyer au mis en cause afin de lui adresser officiellement la plainte.

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